A quoi sert AltiTrainer ?
AltiTrainer est un appareil qui permet de s’entraîner dans les conditions de respiration d’altitude, tout en restant en plaine. Le sportif respire un mélange appauvri en oxygène, qui reproduit les conditions d’altitude. Par cet entraînement particulier, il augmente ses performances.
En quoi la méthode AltiTrainer est différente de ce qui se fait déjà ?
La méthode AltiTrainer est une utilisation active de l’hypoxie (moins d’oxygène). Le sportif fait un effort sur une bicyclette fixe, un rameur ou un tapis roulant tout en respirant le mélange gazeux d’altitude et cela pendant 30 minutes seulement.
Quels sont les effets de l’entraînement actif en altitude ?
La méthode AltiTrainer, qui consiste à s’entraîner pendant une demi-heure au seuil (environ 60% de son maximum), ne produit aucune augmentation d’EPO. Le temps en altitude est trop court. Le mécanisme est différent, il consiste essentiellement à augmenter la disponibilité de l’oxygène au niveau musculaire. Le muscle peut ainsi avoir plus d’oxygène pour son fonctionnement. Augmentation du VO2max de 7% et du temps limite de 35% après un cycle d’entraînement. Résultats issus d’une étude scientifique avec groupe témoin : Exercise training in normobaric hypoxia in endurance runners. I. Improvement in aerobic performance capacity. Dufour SP et al.J Appl Physiol. 2006 Apr
Quelle est la durée de l’entraînement avec AltiTrainer ?
Pour un cycle complet : Trente minutes une à deux fois par semaine pendant huit semaines à 2300m d’altitude simulée, sous un effort correspondant au seuil lactique à 2300 m. Ensuite selon les objectifs une séance de rappel toute les une à deux semaines.
L’appareil est-il transportable ?
Il est très facilement transportable. Il ne pèse que 15 Kg. Il suffit d’avoir une alimentation électrique de 12 volts (que l’on peut trouver dans une voiture).
De quoi a-t-on besoin pour faire fonctionner AltiTrainer ?
Il suffit d’une alimentation en 12 volts et d’une bouteille d’azote standard.
Comment reproduire en plaine les conditions de respiration d’altitude ?
Il existe deux méthodes :
1) En faisant baisser la pression dans un caisson appelé caisson hypobar.
2) En diminuant la concentration d’oxygène de l’air en augmentant la quantité d’azote tout en restant à la pression ambiante. C’est ce qu’on appelle l’hypoxie normobare, l’hypoxie à pression ambiante, ce que fait AltiTrainer.
Par exemple pour simuler 2300m d’altitude si on est à 0m d’altitude il faut un air modifié avec 15,5% d’oxygène au lieux des 20,9% à l’état normal.
Combien de temps dure une bouteille ?
La consommation varie suivant d’une part l’altitude à laquelle on travaille et d’autre part de la ventilation pulmonaire. On peut dire qu’avec une bouteille de 50 litres à 2300 m. d’altitude en utilisant 120 litres par minute, on peut faire une quinzaine de séances (soit environ 8 heures).
Quels sont les effets de l’altitude en générale ?
Lorsqu’on monte en altitude, on a moins d’oxygène (hypoxie) car la pression barométrique diminue. Ce manque d’oxygène entraîne des réactions physiologiques particulière, certaines immédiatement comme l’augmentation de la fréquence respiratoire (hyperventilation) et d’autres qui n’interviennent que quelques heures plus tard, comme l’augmentation de l’EPO. Plus on monte en altitude, plus il devient difficile d’avoir une activité physique intense.
Quels sont les bienfaits de l’altitude pour l’entraînement sportif ?
L’entraînement traditionnel en altitude ne suscite plus vraiment d’intérêt en dehors d’une préparation technique à une compétition en altitude. Par contre ce qui se fait plus volontiers est de s’entraîner en plaine et de dormir en altitude. De ce fait le taux d’EPO va augmenter dans la nuit et par conséquent devrait augmenter la production de globules rouge, ce qui à terme favorisera l’oxygénation des muscles. C’est l’hypoxie au repos. Dans la réalité c’est beaucoup plus compliqué, très long et très variable selon les individus.
La nouvelle méthode prônée par AltiTrainer est tout à fait différente. Elle augmente l’oxygénation des muscles sans augmenter l’EPO. C’est l’hypoxie active de courte durée, qui met en jeu des réactions physiologiques particulières.
Qu’est-ce que l’érythropoiétine ou EPO ?
L’EPO est une hormone sécrétée naturellement par l’organisme. Elle permet la fabrication des globules rouges du sang. Lorsque le taux d’EPO augmente dans le sang, la fabrication des globules rouges est augmentée. Les variations de quantité de globules rouges sont des processus lents.
Comment augmenter naturellement son taux d’EPO ?
Le taux d’EPO est le régulateur de la fabrication des globules rouges. Dès que l’organisme a besoin de plus de globule rouge, le taux d’EPO augmente. C’est par exemple le cas lorsqu’on séjourne en altitude.
Quelle est la différence entre EPO endogène et EPO exogène ?
L’EPO endogène est celle qui est formée par l’organisme naturellement (endogène = généré de l’intérieur). Par opposition l’EPO exogène (généré de l’extérieur) qui est fabriquée par des animaux modifiés génétiquement et injectée dans l’organisme. Elles ont exactement le même effet, bien qu’étant très légèrement différentes.(ce qui rend l’EPO exogène détectable).
Quelles sont les conséquences d’une prise d’EPO exogène ?
La prise d’EPO exogène est médicalement indiquée dans les cas par exemple de déficience de production naturelle d’EPO,chez les gens souffrant d’insuffisance au niveau des reins. Dans ces cas elle est très bénéfiques et évite des anémies. Si l’EPO est prise par des sportifs à des fins de dopage les conséquences sont tout autre. Il va y avoir effectivement une augmentation du nombre de globules rouges dans le sang. L’oxygénation des muscles se fera donc plus facilement. Mais les conséquences négatives voir très négatives sont nombreuses. On peut citer à titre d’exemple : épaississement du sang avec risque mortel d’embolie, altération des fonctions hépatique (foi) due à une surcharge en fer lors de l’élimination des globules rouges en fin de vie avec risque scyrhose etc…
A-t-on le droit de s’entraîner avec AltiTrainer ?
Oui on a le droit.
L’entraînement en altitude se pratique beaucoup depuis les JO de Mexico. L’altitude simulée en caisson hypobar ou dans des chambres en hypoxie à pression ambiante est utilisée depuis plusieurs années notamment en Finlande, en Australie. Certains Comités Nationaux Olympiques ont déjà pris position sur la question, c’est notamment le cas en suisse ou l’AOS (association Olympique Suisse, organe faîtière du sport en suisse) s’est prononcée en faveur de l’utilisation d’AltiTrainer.
Le CIO a cofinancé avec le Ministère Français des Sports un programme d’étude sur l’entraînement en hypoxie avec des athlètes de haut niveau. L’utilisation de l’hypoxie n’est pas sur la liste des méthode interdites par l’AMA.(Agence Mondiale Antidopage). De plus si on voulait interdire l’entraînement en altitude ou en altitude simulée, il faudrait également bannir toute compétition en altitude. En effet, il peut être dangereux de mener une compétition en altitude sans y être préparé. On peut dire, à contrario, qu’avec AltiTrainer la santé des sportifs est ménagée par une bonne préparation.
Est-ce conforme à l’étique sportive ?
Oui sans aucun doute. On ne fait que reproduire des conditions naturelles qui ne sont accessibles qu’à un petit nombre de sportif. Avec AltiTrainer ces conditions sont accessibles à tous. L’entraînent en hypoxie ne représente pas de danger particulier, il y a donc préservation de la santé. De plus l’augmentation de la performance est faite de façon active. Ce sont les potentialités de chaque athlète qui se révèlent par ce type d’entraînement.
Est-ce dangereux ?
Toute activité sportive de haut niveau doit se faire sous un contrôle médical sérieux. L’entraînement en hypoxie n’échappe pas à la règle. On peut dire que les précautions à prendre pour faire une mesure de VO2max s’appliquent par analogie à l’entraînement en hypoxie. Le hommes de plus de 45 ans et les femmes de plus de 50 ans doivent subire un examen médical avant de s’entraîner en altitude. Toute activité sportive doit être intègrée dans une pensée globale de la santé. En cas de doute il faut en parler à son médecin.